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Quatre "itinéraires de plaine" pour mieux franchir les Alpes
Ils sont quatre. Quatre géants qui permettront d’ici à 2020 de traverser les Alpes en un temps record : 1 h 15 pour relier Lyon à Turin et moins de deux heures pour traverser la Suisse ! Le voyageur qui empruntera ces tunnels transalpins, en train à grande vitesse, aura le sentiment que les hommes ont accompli ce qu’Hannibal, Napoléon et tant d’autres n’ont jamais osé imaginer : franchir les Alpes sans remonter ces vallées, ces cols et ces sommets, longtemps si difficiles d’accès. C’est pour mieux préserver ces paysages exceptionnels.
Situées au cœur de l’Europe, les Alpes doivent être protégées des trafics de transports qui doivent être maîtrisés, sans créer de nouveaux ouvrages routiers, comme le recommande la Convention alpine, signée en 1991. Il faut favoriser le ferroutage, c’est-à-dire le transport des marchandises, des remorques et des camions sur les rails, pour préserver l’environnement.
Voilà pourquoi des centaines d’hommes et de femmes creusent aujourd’hui quatre gigantesques tunnels ferroviaires sous les Alpes : le Lyon-Turin (entre France et Italie) ; le Lötschberg et le Gothard (Suisse) qui sera le plus long du monde (57 km) ; le Brenner (entre Autriche et Italie).
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 Un tunnelier (chantier du Gothard, Suisse). |
Ces nouvelles traversées alpines, creusées au pied de la montagne, vont ouvrir des "itinéraires de plaine", à faible pente, et favoriser, à l’horizon 2020, des transports plus propres, plus sûrs et plus rapides. Elles nécessitent quinze à vingt ans de travaux et l’utilisation de machines extraordinaires, comme le tunnelier. |
L'exemple du futur tunnel international du Lyon Turin
Par rapport au tunnel historique du Fréjus (tracé en jaune) creusé à plus de 1000 mètres d'altitude (en 1871), le futur tunnel international du Lyon-Turin (tracé en rouge), ouvert à moins de 600 mètres d'altitude, sera plus facile d'accès et il permettra un trafic ferroviaire à haut débit grâce à une pente inférieure à 1 %. De longs trains de voyageurs et de marchandises pourront y circuler à 120 et 220 km/heure, alors qu'aujourd'hui la ligne ferroviaire et le tunnel du Fréjus ne permettent qu'à de courts convois de franchir les Alpes... à petite vitesse.

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